Les programmes de recherche en cours

Époxydation des terpènes par le dioxygène.

Porteur : Alain SHUM CHÉONG SING (CHEMBIOPRO)

Partenaires :

  • CHEMBIOPRO (Laboratoire de Chimie et de Biotechnologie des Produits Naturels, Université de La Réunion, France)
  • IPCM (Institut Parisien de Chimie Moléculaire, Sorbonne Université, France)

Durée du projet : 01/12/2020 au 30/11/2022 (24 mois)

Financeur : FEDER (Fonds Européens de Développement Régional)

Objectifs : Le projet proposé a pour but de valoriser des molécules terpéniques hydrocarbonées présentes en quantité majoritaire dans certaines huiles essentielles via la réaction d’oxydation en privilégiant la formation d’époxydes. En chimie, l’oxydation est l’une des réactions les plus usitées mais les procédés mis en jeu demandent dorénavant à être « revisités » dans le contexte d’une chimie durable, avec notamment la mise en place de procédés catalytiques et l’utilisation d’oxydants propres. Une attention toute particulière sera portée sur les huiles essentielles pouvant être produites à la Réunion à partir de produits et co-produits agricoles ou agro-industriels. L’objectif étant de produire à partir de molécules terpéniques hydrocarbonées issues de ces huiles essentielles, des molécules oxygénées, composés d’intérêt pour la parfumerie, les industries aromatiques, la pharmacologie, la chimie durable…

Ressources humaines :

Valorisation des plantes tinctoriales de La Réunion : sources de colorants naturels pour les industries.

Porteur : Dr-HDR Yanis CARO et Pr Thomas PETIT (ChemBioPro)

Partenaires :

  • ChemBioPro (Laboratoire de Chimie et de Biotechnologie des Produits Naturels, Université de La Réunion, France)
  • UMR DéTROI – La Réunion
  • Conservatoire Botanique National de Mascarin (CBNM) - La Réunion
  • UMR Qualisud (CIRAD) - Montpellier
  • Cyclotron Réunion Océan Indien (CYROI) – La Réunion
  • Qualitropic – La Réunion

Durée du projet : 01/11/2020 au 30/10/2022 (24 mois)

Financeur : POE FEDER 2014 - 2020

Objectifs : L’objectif général de PLANTIN est de faire un état des lieux des plantes tinctoriales de La Réunion et de valider le concept d’utilisation des colorants et pigments naturels extraits de la biodiversité terrestre réunionnaise pour ouvrir des perspectives de valorisation économique pour le territoire et de proposer de nouvelles sources naturelles de colorants qui pourront être appliquées dans les industries textiles, agro-alimentaires, cosmétiques et/ou pharmaceutiques.

Ressources humaines :

  • Mahery ANDRIAMANANTENA, Ingénieur de recherche
  • Bruno MORVAN, IGE / Project Manager
  • Technicien(ne) chimiste (à recruter)
  • Stagiaires (à recruter)

Valorisation PHARmacologique de la biomasse terrestre et marine de la zone Sud-Ouest de l’Océan Indien par voies chimique et biotechnologique.

Porteur : Anne BIALECKI (ChemBioPro)

Partenaires :

  • CHEMBIOPRO (Laboratoire de Chimie et de Biotechnologie des Produits Naturels, Université de La Réunion, France)
  • UMR DéTROI (Diabète athérothrombose Thérapies Réunion Océan Indien, Université de La Réunion, France)
  • UMR PVBMT (Peuplements Végétaux et Bioagresseurs en Milieu Tropical, Université de La Réunion, France)
  • CNRS-ICSN (Institut de Chimie des Substances Naturelles de Gif-sur-Yvette, France)
  • LP-IP (Laboratoire de Pharmacognosie, Institut de Pharmacie, Université de Liège, Belgique)
  • URPPNB (Unité de recherche en Phytochimie et produits naturels bioactifs, Université de Genève, Suisse)
  • NBC (Naturalis Biodiversity Center, Leiden, Pas Bas)
  • ADPAPAM (Association pour le Développement la Défense et la Promotion des PAPAM : plantes à parfums aromatiques et médicinales, Réunion, France)
  • APLAMEDOM (Association pour les Plantes Aromatiques et Médicinales de La Réunion, Réunion, France)

Durée du projet : 01/03/2020 au 28/02/2023 (36 mois)

Financeur : FEDER (Fonds Européens de Développement Régional)

Objectifs : 

L’objectif du programme PHAR, prévu en deux phases, est :

Phase 1. La valorisation de molécules bioactives issus de plantes, d’invertébrés marins et de micro-organismes de la zone Océan Indien. Les cibles choisies sont les activités antidiabétique (anti-inflammatoire et anti-oxydant), antipaludique (antiplasmodiale) et anti-cancéreuse (cytototoxique).

Phase 2. Le développement de filières biotechnologiques et agricoles pour la production durable d’extraits et de molécules bioactives.

Ressources humaines :

  • IGE chimiste (à recruter)
  • Technicien(ne) chimiste (à recruter)
  • Stagiaires (à recruter)
  • Manon Caron (Stagiaire, UTC Compiègne)

Bioproduits alimentaires et non alimentaires dérivés de la canne à sucre.

Porteur : PAT (Plant Advanced Technologies, Société Anonyme), Nancy, France

Partenaires :

  • PAT (Plant Advanced Technologies, Société Anonyme), Nancy, France
  • ARMEFLHOR (Association Réunionnaise pour la Modernisation de l’Economie Fruitière, Légumière et Horticole), Réunion, France
  • SHBP (Société Horticole de Bassin Plat (entreprise certifiée ISO 14001))
  • LCSNSA (Laboratoire de Chimie des Substances Naturelles et des Sciences des Aliments, Université de La Réunion), France

Durée du projet : du 01/01/2019 au 31/12/2021 (36 mois)

Financeur : FEDER (Fonds Européens de Développement Régional)

Objectifs : Le projet PATZerbaz a pour but de valoriser la richesse de la flore indigène et exotique de la Réunion pour produire des molécules d’origine végétale à haute valeur ajoutée vers les secteurs de la cosmétique, la pharmaceutique et l’agrochimie. La technologie de production innovante et exclusive des Plantes à Traire® a été brevetée au niveau mondial par la société Plant Advanced Technologies. Elle permet une extraction non destructive de plantes cultivées et stimulées hors sol afin d’atteindre de hauts rendements et des profils métaboliques inaccessibles en culture traditionnelle. Cette technologie s’appliquera pour la première fois aux plantes de la Réunion.

www.plantadvanced.com

Inscription de plantes médicinales de l’île de La Réunion à la Pharmacopée française.

Porteurs : Jacqueline SMADJA (LCSNSA) & Claude MARODON (Aplamedom)

Partenaires :

  • Association pour les Plantes Médicinales et Aromatiques de La Réunion (APLAMEDOM), France
  • LCSNSA (Laboratoire de Chimie des Substances Naturelles et des Sciences des Aliments, Université de La Réunion), France

Durée du projet : A débuté le 01/01/2012

Objectifs : Après un long combat des ultramarins, la loi pour le développement économique des Outre-Mer (LODEOM), adoptée par l'Assemblée Nationale, a modifié la définition de la Pharmacopée française en officialisant, le 27 mai 2009, la reconnaissance des Pharmacopées des Outre-Mer en permettant leur inscription à la Pharmacopée française. La Pharmacopée Française comprend une liste de Dénominations Communes Françaises (DCF) et scientifiques de substances. Conformément à l'article L.4211-1 5° du Code de la Santé Publique, la vente des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée relève du monopole pharmaceutique sous réserve des dérogations établies par décret. La définition des plantes médicinales dans la Pharmacopée précise que les plantes médicinales sont des drogues végétales qui possèdent des propriétés médicamenteuses. Ces plantes médicinales peuvent également avoir des usages alimentaires, condimentaires ou hygiéniques.

C’est ainsi qu’en 2011, le CIOM (Comité Interministériel de l’Outre-Mer) a donné les moyens aux DOM-TOM de présenter 15 plantes pour l’inscription à la Pharmacopée française via des financements de l’ODEADOM. Ce travail a été entrepris à La Réunion en janvier 2012, par le LCSNSA et l’Aplamedom pour les plantes aux vertus avérées. En juin 2012, 16 plantes médicinales de l’Ile de La Réunion ont été agréées, leur inscription officielle à la Pharmacopée française a été actée en 2013 entraînant ainsi la reconnaissance officielle des savoir-faire traditionnels et patrimoniaux en matière de plantes médicinales à La Réunion. En 2014, 3 autres plantes de La Réunion ont été acceptées et sont venues compléter les 16 de 2013. Un ouvrage (Tome 1) (Smadja et Marodon, 2016) est consacré aux monographies bibliographiques (présentation détaillée de l’espèce à partir de références bibliographiques précises) de ces 19 premières plantes inscrites. Enfin, en 2016, 3 autres plantes de La Réunion ont été acceptées et sont venues compléter les précédentes.

La reconnaissance officielle des pharmacopées traditionnelles des DOM-TOM assure, non seulement, une meilleure connaissance des plantes médicinales utilisées, mais également, de plus larges possibilités de valorisation économique pour les producteurs et les transformateurs de ces plantes au sein des DOM-TOM.

À ce jour, des monographies sont en cours de rédaction pour l’inscription de nouvelles plantes de l’île de La Réunion.